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Afrique du Sud: Jacob Zuma prépare t-il son ex-épouse Nkosazana Dlamini-Zuma à lui succéder ?

Afrique du Sud: Jacob Zuma prépare t-il son ex-épouse Nkosazana Dlamini-Zuma à lui succéder ?

Alors que le débat autour d’une possible révision constitutionnelle dans plusieurs pays sur le continent continue d’alimenter les discussions,

Jacob Zuma a déjà une petite idée de la personne qui pourrait lui succéder et ainsi garantir sa tranquillité une fois qu’il aura perdu son immunité présidentielle.

Le choix de son ex-épouse, Nkosazana Dlamini-Zuma, ancienne ministre de la Santé et des Affaires étrangères dans les gouvernements Mandela et Mbeki, actuelle présidente de la commission de l’Union africaine (UA) s’est imposé tant les anciens amants ont su rester en bons termes.

Pour le politologue sud-africain William Gumede, Zuma est à la recherche de la meilleur solution pour éviter les poursuites judiciaires.  Il l’explique dans les colonnes du quotidien régional du Kwazulu Natal The Witness :

« Alors qu’il essaie de gérer sa succession d’une manière qui arrange ses intérêts personnels, politiques et financiers, deux facteurs pèsent sur Zuma. D’abord, comment va-t-il échapper à un procès, avec la montagne d’accusations de corruption qui l’attend ?

Ensuite, comment va-t-il protéger les intérêts financiers de sa vaste famille, quand il n’aura plus l’immunité présidentielle ? La majeure partie de la fortune de Zuma s’est faite à travers l’Etat. »

Dans ça recherche d’une paisible retraite, Jacob Zuma oublie totalement les traditions laissée par Nelson Mandela. En effet, Cyril Ramaphosa, vétéran de la lutte contre l’apartheid reconverti dans les affaires, qui doit lui succéder. Il est vice-président de l’ANC et de la République, les postes jadis occupés par Thabo Mbeki pour prendre la relève de Mandela, en toute clarté.

Pour Cyril Ramaphosa, la succession de Jacob Zuma qui lui est naturellement réservée risque d’être un chemin de croix. Il devrait normalement commencer par reprendre les reines de l’ANC, au prochain congrès du parti en 2017 puis les élections présidentielles. Mais avant d’y arriver, il faudra qu’il fasse face à l’opposition qui sera menée par Nkosazana Dlamini-Zuma. Comme l’explique William Gumede :

 

« Le temps va filer vite pour Ramaphosa. Pour contrecarrer ses rivaux, il pourrait devoir promettre à Zuma la protection de ses intérêts, lui garantir l’immunité face aux poursuites judiciaires et même peut-être considérer une contribution financière volontaire – disons à hauteur de 10 milliards de rands (pas de sueur sur le front de Ramaphosa, déjà milliardaire) – pour pallier à tout éventuel souci financier post-présidence. »

Bien qu’ayant des résultats mitigés au niveau international ( Mali, Centrafrique, la formation d’une force militaire panafricaine de « réaction rapide aux crises » décidée en mai 2013), Nkosazana Dlamini-Zuma jouera le jeux de son ex-époux pour empêcher Cyril Ramaphosa d’atteindre son objectif.

Un salaire à vie de 15 600 euros

En Afrique du Sud, les anciens chefs d’Etat touchent leur salaire à vie (2,6 millions de rands par an, soit 15 600 euros par mois au taux de change actuel, après les deux augmentations de 5% et 5,5% que s’est accordé Zuma en 2010 et 2012).

Une coquette somme qui pourrait être bien nécessaire au président polygame, quatre femmes et une vingtaine d’enfants, par ailleurs poursuivi depuis 2005 pour corruption dans le cadre de contrats d’armements passés en 1998. Des chefs d’inculpation levés in extremis en 2009, peu avant son élection à la présidence, mais qui pourraient le rattraper avec beaucoup d’autres affaires, comme la rénovation de sa résidence privée de Nkandla aux frais de la princesse.

Equation difficile pour Ramaphosa

L’homme sans tache qu’est Ramaphosa va t-il faire connaitre à Jacob Zuma le même sort qu’avait connu Thabo Mbeki en 2008? Ou va t-il s’allier et garantir à Zuma une certaine impunité qui le conduirait à perdre le soutien des nombreux mécontents de Zuma au sein de l’ANC?

La réponse ne tardera pas à nous revenir et le congrès de 2017 sonnera la fin du combat qui se mène dans les coulisses.

Roger Musandji
Paris – Oeildafrique.com

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